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Cette année, le port AGP lancé en 1998 va prendre une retraite bien méritée. En effet, il commence à présenter quelques signes de faiblesses qui à court terme risquent d'entraver la montée en puissance des cartes 3D.
Quelques rappels sur son principe de fonctionnement sont utiles afin de mieux cerner ses limites. Le port AGP est étroitement dérivé du PCI. Il s'agit grosso modo de la fusion de deux connexions PCI. L'AGP permet aujourd'hui un taux de transfert de 2Go/s du système vers le processeur graphique mais sa parenté avec le PCI le limite à 266Mo/s dans l'autre sens. Autre point critique, l'AGP utilise les mêmes signaux de communication que le PCI. Les données et commandes du processeur graphique peuvent se retrouver coincées au beau milieu de données destinées à des périphériques lents comme un disque dur ou une carte réseau. Autre point faible de l'AGP, le contrôle d'accès à la mémoire centrale via le chipset de la carte mère se fait de manière logicielle.
Le PCI-Express fait table rase du PC et va remplacer non seulement l'AGP mais aussi le PCI grâce à son architecture évolutive.
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